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Violences intra-familiales – violences conjugales

La persistance des violences intra-familiales et conjugales bafoue les droits et la dignité des personnes et constitue le premier obstacle à l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Personne n’est à l’abri de ce type de violences. Elle sévit dans toutes les catégories sociales, économiques et culturelles, en milieu urbain ou rural et quel que soit le contexte éducatif ou religieux.

Les numéros d’urgence

Si vous êtes victime ou témoin de violences conjugales ou intra-familiales, si vous avez un doute sur un cas de violence dans votre entourage, signalez le (auprès des forces de l’ordre, d’associations d’aide aux victimes…). N’hésitez pas également à proposer à la victime de l’accompagner pour porter plainte ou lui indiquer qu’il existe des professionnels et des associations qui peuvent l’aider et à qui elle peut se confier.

En cas de violence, n’attendez pas, appelez !

les numéros d'urgence
Les numéros d’urgence
  • Lorsque la situation représente un danger grave et immédiat pour la victime contactez : le 17 ou 112 24h/24, 7jours/7, gratuit

Autres numéros d’urgence :

Un service en ligne pour parler en direct avec les services de police ou de gendarmerie

Vous êtes victime de violences sexuelles et/ou sexistes ? Vous ne savez pas comment et à qui en parler ?

Ce nouveau service en ligne vous permet de dialoguer en direct 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 avec un policier ou un gendarme spécialement formé et d’instaurer un échange personnalisé avec lui. Ainsi, vous pouvez signaler en ligne des faits de violences sexuelles et/ou sexistes dont vous êtes victime et pour lesquels vous êtes en recherche d’informations, de conseils ou d’assistance.

Cette discussion interactive doit vous permettre de bénéficier d’une orientation et d’un accompagnement dans vos démarches directement de chez vous vers un service de police, une unité de gendarmerie ou une association susceptible de vous venir en aide avec professionnalisme et disponibilité.

À tout moment, l’historique de discussion pourra être effacé de votre ordinateur, téléphone portable ou tablette.

 Attention : En cas d’urgence, il faut bien évidemment appeler le 17 ou le 112.

Les numéros d’écoute, d’information et d’orientation

Numéro d'écoute Violences femme info

LE 3919 Violences Femmes Info : Ce numéro d’écoute national, anonyme et gratuit destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels concernés.

Appel anonyme et gratuit depuis un poste fixe ou mobile en métropole comme dans les DOM.

  • Ouvert 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. Appel ne figurant pas sur les factures de téléphone.

LE 0 800 05 95 95 SOS Viols Femmes Informations : Ce numéro est destiné aux femmes victimes de viol ou d’agressions sexuelles, à leur entourage et aux professionnels concernés. Numéro d’écoute national, anonyme et gratuit depuis un poste fixe en métropole et dans les DOM du lundi au vendredi de 10h à 19h.

Allo enfance en danger appelez le 119

Le 119 : Allo Enfance en danger : Numéro national dédié à la prévention et à la protection des enfants en danger ou en risque de l’être.

Ouvert 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Appel gratuit et numéro invisible sur les factures de téléphone.

Transcription de la vidéo

Titre de la vidéo : Au moindre doute, appelez Viols-Femmes-Informations 0800 05 95 95 (Version courte)

Une femme écrit un message sur son ordinateur.

Le message, que la jeune femme lit à voix haute : Bonjour, voilà un soir mon ex est passé mangé à la maison. On a fini tard et je lui ai proposé de dormir sur le canapé. Dans la nuit je l’ai retrouvé dans mon lit, sur moi, je l’ai repoussé violemment en lui disant d’arrêter, il a continué sans faire attention à moi. Je suis complétement perdue. Je voudrais seulement savoir si ce que j’ai vécu est un viol.

La jeune femme tape sur la touche entrée pour envoyer le message.

De nombreuse victimes de viol se pose la même question.

La jeune femme reçoit des commentaires suite à son message :

Commentaire 1 : Horrible ton histoire

Commentaire 2 : Mais vous sortez ensemble ou pas ??

Et beaucoup d’entres elles la posent au mauvais endroit.

VIOLS FEMMES INFORMATION : 0 800 05 95 95

Des professionnelles à votre écoute.

 

 

 

 

Le 116 006 : Numéro d’aide aux victimes : Être écouté, être aidé

Ce numéro d’écoute est gratuit et propose une écoute attentive aux victimes d’agression, de violences physiques, de propos racistes ou d’autres infractions. Les professionnels qui répondent peuvent orienter les victimes vers des associations d’aide aux victimes proche de leur domicile ou vers des services spécialisés.

  • Ce numéro est gratuit depuis tous les téléphones, 24h/24, 7 jours/7 joignable de France métropolitaine et des départements d’Outre-mer. Appel ne figurant pas sur les factures de téléphone.

L’outil de prévention : le « Violentomètre » propose 24 échelons pour « mesurer » et identifier d’éventuelles violences au sein du couple

L’objectif du « Violentomètre »?

Simple et judicieux, cet outil s’avère essentiel pour sensibiliser les jeunes femmes et hommes qui font leur entrée dans la vie sexuelle et affective, à la question des violences. Si vous vivez une ou plusieurs de ces situations, vous êtes victime de violences. Ce n’est pas votre faute, n’ayez aucune culpabilité, la loi vous protège.

Outil de prévention des violences conjugales

Le département s’engage dans la lutte contre les violences faites aux femmes

Dans le cadre de sa politique en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, le Département a lancé en 2021 un appel à projets visant à encourager et soutenir des actions de prévention et de protection des personnes subissant des violences conjugales.

À travers cet appel à projets, le Département soutient financièrement 3 associations de la Manche qui agissent sur l’ensemble du territoire en prévention, accompagnement et orientation des victimes.

  • Association départementale pour la sauvegarde de l’enfant et de l’adolescent de la Manche (ADSEAM).
  • Association Femmes.
  • Centre d’information pour les droits des femmes et des familles (CIDFF) de la Manche.

Des centres médico-sociaux qui se mobilisent

Les actions des associations sont complémentaires de celles des professionnels des 9 centres médico-sociaux (CMS) du Département qui se mobilisent du lundi au vendredi, pour venir en aide, en proximité, aux victimes et à leurs proches.

Témoignage de Catherine, conseillère conjugale et familiale aux centre de planification et d’éducation familiale du Valognais et des Marais du Cotentin.

Comment agissez-vous, au quotidien, en prévention et en prise en charge des violences faites aux femmes ? Nous faisons des interventions scolaires d’éducation à la vie affective et sexuelle auprès des troisièmes et de lycéens. La prévention des violences commence par poser des questions sur ce que vivent ces filles et ces garçons : quels sont les regards posés sur la sexualité des unes et des autres ? quels en sont les conséquences ? Qu’est-ce qui va se dire si je porte une jupe courte et un décolleté ? Ce thème revient souvent dans les échanges. Les filles regrettent que ces contraintes portent sur elles que ce ne soit pas une question d’éducation des garçons. L’égalité entre eux est la base de la prévention. En conseil conjugal auprès d’adultes, j’accompagne des couples qui traversent une crise. Ils ont besoin de comprendre, de recommencer à communiquer pour mettre des mots sur ce qui se passe. Dans ce cas, il s’agit d’un conflit conjugal où chacun est l’égal de l’autre. Les violences conjugales, ce sont autre chose : l’un domine l’autre, il n’y a plus d’égalité, plus de dialogue possible. Dans ce cas, lorsque je reçois une victime, la plupart du temps une femme, je la reçois seule. Nous travaillons ensemble pour mettre à jour ce qu’elle subit : de la violence conjugale, interdite par la loi. Elle est victime d’un agresseur qui déploie une stratégie pour la maintenir sous emprise. La première étape est la sortie de l’isolement dans lequel elle se trouve puis un accompagnement s’instaure. La force de la culpabilisation, du chantage, du dénigrement est puissante, se libérer de la domination d’un agresseur nécessite un temps plus long, que nous prenons.

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