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La renouée du Japon : une plante invasive

Depuis plusieurs années, la renouée du Japon a fait son apparition dans le département. C’est une plante invasive qui, fortement développée, entraîne de graves conséquences sur la biodiversité locale. Le Département a mis en place des actions pour lutter contre ce fléau végétal.

Pourquoi lutter contre la renouée du Japon ?

La renouée du Japon est l’une des 33 espèces invasives présentes en Normandie.
Cette plante invasive impacte la biodiversité locale. La renouée du Japon menace les plantes indigènes en se développant dans leur milieu. Elle dégrade également la qualité de l’habitat des amphibiens et perturbe la diversité des insectes phytophages.

La renouée du Japon provoque l’érosion des berges avec les conséquences que cela entraîne (inondations, effondrement des ouvrages). Elle altère les caractéristiques et la fertilité des sols. Elle provoque une pollution organique des eaux du fait de sa biomasse importante et de la mauvaise décomposition des feuilles.
D’autre part, très présente sur le bord des routes, elle peut nuire à la visibilité au niveau des intersections et masquer les panneaux de signalisation.

Les actions mises en place par le Département pour lutter contre cette plante

La fauche répétée

La renouée du Japon est très difficile à éradiquer car elle est capable de réparer ses tissus endommagés. Actuellement, il n’existe aucune solution pour l’éliminer complètement. Le premier geste à adopter pour éviter l’expansion de cette plante est de ne pas la disséminer. C’est pourquoi les agents des routes ne la broient pas avec l’épareuse.
Pour essayer des contenir cette plante, des expérimentations sont menées par des Agences Techniques Départementales (ATD).

Le bâchage

Le bâchage est réalisé avec des toiles laissant passer un peu de lumière, ce qui permet à la renouée de se développer à l’intérieur de la bâche et non en dehors. Avec cette technique, la plante continue de pousser mais puise dans ses réserves. La zone couverte est débarrassée de la plante en 4 ans. La bâche a une durée de vie équivalente, environ 4 à 5 ans. Sur cette zone débarrassée de la plante invasive, la nature reprend ses droits. En 2019, une seule zone de 200m² a été bâchée, sur la commune de Muneville-le-Bingard au bord de la RD2 entre Lessay et Coutances. Cette zone est située sur le territoire de l’ATD des Marais. Fin 2020, 3 zones ont également fait l’objet de cette expérimentation :

  • L’échangeur de la fosse Yvon en bordure de la RD901 sur une surface de 1 200 m², zone gérée par l’ATD du Cotentin
  • Un talus en bordure de la RD29 d’une surface de 400 m² à proximité du château de Cerisy-la-Salle, zone gérée par l’ATD Centre Manche
  • Un talus en bordure de la RD977 d’une surface de 300 m² situé sur la commune des Loges-Marchis, zone gérée par l’ATD Sud Manche

Le traitement des rhizomes à l’eau chaude

Cette technique expérimentale est assez coûteuse. Seule une zone de 300 m² à Négreville, en bordure de la RD62 a reçu ce traitement. Ce désherbage par injection d’eau brûlante a été effectué en 2019, 2020 et 2021. En effet, il faut le faire 3 années de suite pour voir s’il y a un réel impact sur la diminution de la renouée.

Le pâturage

Au cours de l’année 2020, l’éco-pâturage a été mis en place sur des zones envahies par la renouée du Japon. Les animaux herbivores se nourrissent ainsi de la plante. L’éco-pâturage en complément d’un entretien mécanique, permettrait d’épuiser les rhizomes et de lutter contre cette espèce invasive sur le long terme. Pour en voir les effets, cette expérimentation doit être conduite sur plusieurs années.
La première zone d’éco-pâturage a été mise en œuvre en 2021 le long de la Vire depuis l’entrée de la voie verte jusqu’au bout de la promenade des ports.




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