Les vœux 2026 du président du conseil départemental de la Manche
À l’approche de la nouvelle année, Jean Morin, président du conseil départemental de la Manche, vous adresse ses vœux dans une vidéo inédite tournée au cœur de la Maison du Département. Guidés par le journaliste Johann Koullepis, plongez dans une rencontre authentique qui met en lumière ce qui fait la richesse et la singularité de notre territoire.
Voeux 2026 – Entretien avec Jean Morin
Un entretien sans détour, des perspectives pour l’avenir et un regard passionné sur la Manche : ne manquez pas ce rendez-vous !
Dans cet échange, Jean Morin revient sur les grands projets qui ont marqués 2025, les défis à relever pour la Manche et les ambitions qui guideront l’action du Département. Entre bilan, vision et anecdotes, cette rencontre vous offre un éclairage unique sur ce qui fait la force et l’identité de la Manche.
Découvrez l’intégralité de l’entretien en vidéo
Transcription de la vidéo
La vidéo démarre dans un couloir de la Maison du Département. Johann Koullepis, journaliste indépendant, s’adresse à la caméra tout en se dirigeant vers la salle des sessions :
« Bonjour à tous. Petite surprise aujourd’hui : je vous invite à la rencontre du président du Département de la Manche, Jean Morin.
Nous sommes à quelques jours du premier janvier et c’est bien entendu l’occasion d’entendre les vœux du président, mais également de découvrir ou redécouvrir ce qui rend ce département si unique. Alors, suivez-moi, je vous invite dans la salle des sessions au cœur de la Maison du Département pour une rencontre inédite et une conversation, je vous le promets, sans langue de bois et qui fera la part belle à la Manche. »
Johann Koullepis entre dans la salle des sessions et rejoint Jean Morin. Ils se serrent la main et s’installent dans deux fauteuils face à face pour démarrer l’entretien.
Titre de la vidéo affiché à l’écran : Entretien avec Jean Morin à l’occasion de ses vœux pour 2026 # laManche
Johann Koullepis : « Merci M. le président de m’accueillir, ici dans la salle des sessions. Alors ce lieu emblématique d’abord, qu’est-ce qu’il représente pour vous ce lieu ? C’est un trait d’union entre les élus et les citoyens ? »
Jean Morin, président du conseil départemental de la Manche : « C’est un véritable trait d’union, bien entendu, puisque c’est ici que se déroule toute la démocratie, locale départementale. Et je dis locale parce qu’elle se fait en lien finalement avec nos élus conseillers départementaux et les territoires. » Images vidéo d’une session en cours pour illustrer les propos du président : on y voit les conseillers départementaux débattre en salle des sessions. « Donc c’est une pièce qui est indissociable de la démocratie manchoise, bien évidemment, et c’est un lieu quelque part où se vit la démocratie et où nous vivons avec le Département. «
Johann Koullepis : « Je le disais en introduction, ce département est unique, mais qu’est ce qui le rend selon vous si unique ? Et qu’est ce qui crée cet effet aussi de fierté ? Parce qu’on sent qu’il y a une fierté à appartenir à ce département. »
Jean Morin : « C’est une bonne remarque. Ça n’a pas toujours été le cas effectivement. Et puis il y a, je crois, depuis un certain nombre d’années, une prise de conscience que la Manche est belle par la diversité de ses paysages, évidemment. Et le paysage, c’est cette eau qui est omniprésente, qui nous entoure quasiment. Et puis ce sont ces marais qui sont là, qui sont en submersion l’hiver, mais qui sont bien présents. Le littoral, bien entendu qu’il nous faut conforter. Et puis ce bocage omniprésent aussi du nord au sud, avec quelque part des petites différences. Et puis aussi, si on doit aller jusque-là, nous avons aussi des Monts, ce qui sont les monts du Mortainais, mais qui sont parfois enneigés en hiver, compte tenu de leur hauteur, ils sont là. Et ce qui fait aussi toute la beauté du Mortainais. » Des images vidéo des paysages de la Manche sont diffusés en parallèle pour illustrer les propos de Jean Morin : littoral, marais et bocage.
Ce qui peut rendre la manche unique aussi, c’est peut-être le caractère de ses habitants. Alors, quand c’est un caractère bien trempé de prime abord, il faut savoir que nous, Manchois, nous sommes un harmonieux mélange de peuplades celtiques qui étaient là avant l’arrivée des vikings et que le mélange Viking – Celtes produit quelque chose d’assez exceptionnel, il faut le dire. Et puis aussi ce nouveau regard qui est apparu il y a quelques années parce qu’une campagne d’attractivité est intervenue en disant que la Manche pouvait finalement se concevoir, se regarder s’observer sous un autre angle. Il fallait changer de prisme, changer de point de vue. C’était le mot et je crois que ça a été un élément déclencheur. Je remercie au passage Attitude Manche qui a magnifiquement orchestré ce passage pour un peu plus d’attractivité pour les Manchois eux-mêmes, vis-à-vis de ce département.»
Johann Koullepis : « Oui, c’est ça. Changer de point de vue. Effectivement, je retiens ce slogan, mais ça amène cette question : Est-ce qu’il y a malgré tout un cliché qui demeure sur la Manche et qui vous énerve particulièrement »
Jean Morin : « Le cliché classique dont on nous qualifie, c’était Tocqueville lui-même, qui avait parlé des Manchois comme étant violemment modérés. Bon, alors, difficulté de compréhension, peut-être de ce qui reste, ce qui est un oxymore quelque part, une opposition claire entre ces deux mots. Néanmoins, je pense que violemment modérés, jusqu’à un certain point, je pense que les Manchois sont imprégnés de finalement d’une volonté de faire comprendre qu’ils aspirent à un certain nombre de choses et se faire comprendre, le cas échéant. Donc ils ont cette volonté de mettre en avance qu’ils revendiquent finalement. Et n’oublions pas non plus que finalement, les peuples se façonnent par leur histoire. Et il y a une histoire qui est longue et compliquée sur la Manche. Effectivement, ça a été un territoire de passage, mais c’est peut-être ce qui a façonné, forgé ce caractère des manchois. »
Johann Koullepis : « Un vrai caractère. Parlons si vous voulez bien président, des défis relevés et à relever. Quels projets ont pu montrer que finalement, le Département en 2025 avait de l’enthousiasme de l’énergie, mais également de l’ambition ? «
Jean Morin : « Alors l’ambition, elle est là, elle est bien présente. Mais je dois dire que ceux qui sont particulièrement le reflet de cet enthousiasme sont les jeunes. C’est la jeunesse, elle-même. Et on le voit maintenant par l’attrait qu’ils peuvent avoir pour tout ce qui est pratiques culturelles, pratiques musicales. Et donc, ça se sent aussi au niveau de leur présence à l’intérieur du Conseil Départemental des Jeunes ou ils occupent leur place comme il faut. Je peux vous dire
Johann Koullepis : « Ici même ? »
Jean Morin « Ici, Ici même, ils siègent et ils s’expriment fort bien. Et il faut le souligner. Et puis après, ces jeunes, cette jeunesse, c’est aussi une passion pour l’histoire parce qu’ils ont découvert qu’il y avait une histoire dans la Manche. Alors l’histoire récente, le quatre-vingtième anniversaire, ils étaient bien présents, effectivement. Mais ils ont découvert au travers de livres qui ont été distribués dans les collèges, tous les bienfaits de l’histoire et ils transposent cela et ils informent leurs parents qui deviennent eux aussi d’assidus lecteurs de ces ouvrages »
En parallèle images vidéo de collégiens dans les collèges de la Manche, de collégiens en cours de sport, et des jeunes du conseil départemental des jeunes dans la salle des sessions.
Johann Koullepis : « Enthousiasme, on l’entend. Énergie. Alors qu’est-ce que vous retenez ?
Jean Morin : « L’énergie, il l’en faut. Il en faut beaucoup. Nous en avons tous, tous les élus qui siègent à l’intérieur et je les remercie au passage, pour braver la tempête budgétaire, il est clair que nous sommes devant une certaine difficulté. Le bouclage des budgets est de plus en plus difficile. Là encore, cette année, nous allons, vous constatez vous-même, puisque nous n’avons toujours pas de budget national. Comment construire dans un brouillard total, un budget départemental ou régional ? Bon, alors c’est un élément fort, mais contre vents et marées, on peut le dire, nous nous battons pour le construire tous Les jours. »
Johann Koullepis : « La Manche est un territoire ambitieux pour vous ?
Jean Morin : « Oui, je crois qu’il l’est devenu, il était peut-être moins ambitieux à une autre époque. Mes prédécesseurs ont lancé finalement, cette volonté. C’était peut-être à partir de la décentralisation, mais je les remercie, et je me félicite d’avoir eu ces prédécesseurs qui ont fait de la Manche finalement à un département où il fait bon vivre aussi et ou la nature est omniprésente. Et cet environnement qui est là, mes prédécesseurs l’ont construit aussi ou protégé. »
Johann Koullepis : « On demande souvent aux femmes et hommes politiques des bilans ou de rendre des comptes. Moi, j’aimerais vous poser la question un peu différemment. Est-ce qu’il y a un projet ou une réalisation dont vous êtes particulièrement fier ? »
Jean Morin : « Je vous disais tout à l’heure, tout le plaisir que j’ai à siéger dans cette salle avec les élus qui m’environnent. Ces conseillers départementaux, qui sont mes collègues avant tout. Je suis un conseiller des départemental moi-même. Je dois travailler avec eux et nous travaillons en commun. Il y a ce travail collectif qui est mené par les élus. Et ça, je m’en réjouis tous les jours. Et puis il y a aussi ces 2700 agents du Département qui œuvrent tous les jours aussi dans le but de faire avancer la Manche. Et ils sont bien volontaires en ce sens. Et je les remercie au passage. Et puis donc ces agents qui sont là, sont conscients de leur rôle et conscients qu’ils ont un rôle majeur. On avait dit auparavant qu’ils étaient essentiels. Oui, ils sont essentiels. Alors, en ce qui concerne maintenant le travail qui a été mené par les élus, il y a un travail très fort, mais c’était la priorité de mon mandat qui a été menée au niveau de l’enfance. Et il faut le souligner, l’exemple que je peux citer, c’est cette campagne de recrutement qui a eu lieu tout récemment et qui a fait l’objet de rencontres et d’événements. C’est cette campagne de recrutement pour les assistants familiaux, les familles d’accueil. Et donc ces familles d’accueil sont là, elles ont répondu présent à cet appel. Et elles sont là, avec toute leur efficacité, mais avec toute l’humanité qu’il faut pour ces enfants qui ont besoin de se retrouver dans un milieu familial construit, constant. Et je m’en réjouis aujourd’hui. Et donc l’objectif là aussi est atteint. »
Johann Koullepis : « Est-ce qu’il y a eu, un dossier qui vous a semblé plus complexe qu’un autre ? »
Jean Morin : « Les dossiers complexes nous n’en manquons pas. Je vous rassure. Une préoccupation, une préoccupation et la préoccupation qui n’est pas seulement la nôtre qui est celle de tous les citoyens manchois c’est l’inégalité d’accès aux soins qui est constatée. C’est une préoccupation du Département. C’est aussi une priorité. Donc, nous y travaillons depuis des années, tous, quand je dis tous c’est au niveau régional. Ce sont les médecins eux-mêmes. Ce sont tous les pôles de santé que nous avons pu développer par notre politique contractuelle. Donc, nous nous sommes très proactifs. Cependant, si on constate une amélioration au niveau des médecins généralistes, c’est le cas. Il y a un développement nouveau dans les médecins généralistes. Nous sommes moins en carences qu’auparavant, de même sur les chirurgies-dentistes, mais nous restons quand même en insuffisance en ce qui concerne les spécialistes. Donc c’est en cela que finalement notre notre collectivité doit être très, très proactive pour cela et que les médecins, même les jeunes médecins, ont publié tout récemment une tribune qui recommande de ne pas utiliser le mot « désert médical ». Ce mot à lui seul est contre-productif, sachant que c’est la préoccupation première des Français. Donc voilà, nous œuvrons dans ce sens. Nous sommes sur la bonne voie et je pense que nous arriverons dans peu de temps à l’équilibre souhaité. »
Johann Koullepis : « Par ailleurs, y-a-t-il un moment ou vous vous êtes dit « bien là, oui, on a fait la différence ». J’entends bien que c’est un travail très collectif. Vous, les élus, les agents « ah oui, là vraiment, on a fait la différence ». ? »
Jean Morin : « Alors il y a eu dans les années passées, effectivement, un défi sur lequel mes prédécesseurs ont œuvré tous. Et il faut les remercier ici, c’est le déploiement de la fibre. Et finalement l’objectif qui était fixé de dire « nous aurons déployés la quasi-totalité des 330 000 prises recherchées sur le département, à la fin 2025, il va être atteint ». Il est quasiment atteint aujourd’hui, restera le déploiement des prises appelées complexes ou raccords longs qui va demander le temps d’un semestre pour finir l’ouvrage, arriver à cet objectif ultime que tous les citoyens de la manche soient reliés par la fibre au monde. »
Johann Koullepis : « M. Le président, je vous propose une petite séquence. « Et si la Manche était ? » « Et si ». « Et si la Manche était un plat ? »
Jean Morin : « Il existe un plat qui que j’apprécie particulièrement et qui présente l’avantage d’être comme la Manche simple et bon et qui s’appelle la Teurgoule. Voilà ce que Je peux pour répondre.
Johann Koullepis : « Et si la Manche était un film ? »
Jean Morin : « On a actuellement un projet qui occupe l’actualité. C’est ce projet « Aval du futur » qui va naître sur la Manche et lui donner une dimension exceptionnelle. Alors pourquoi pas « Retour vers le futur » ? Parce que quelque part pour la Manche, après avoir dit très longtemps que la Manche était dans des traditions, peut-être un peu trop ancrées, mais ne se tournait pas vers la modernité, là, c’est ce retour vers le futur qui est présent aujourd’hui. »
Johann Koullepis : « Et si la Manche était un roman ? »
Jean Morin : « Le roman, c’est l’histoire d’une vie aussi. Le roman, c’est l’histoire de la vie d’un pays aussi. Et il y a un auteur qui a publié il y a de ça quelques années, un roman qui s’appelle c’était sa vie et c’était ce « Roman Vécu » et qui était tout particulièrement passionnant. Et je pense que chacun d’entre nous construit son roman. Mais le département aussi est dans cette capacité à construire ce roman et tout ce que nous faisons ensemble dans cette salle, nous construisons finalement ce roman de la Manche justement. »
Johann Koullepis : « Et si la Manche était un personnage ? »
Jean Morin : « Alors parmi les personnages qui ont façonné la Manche, on pourrait vous citer Alexis Tocqueville, effectivement, qui est le plus connu, mais il est souvent cité. Mais dans l’histoire, il y a une héroïne, qui est l’héroïne d’une légende peut-être, mais je pense, elle a existé, semble-t-il, dans la résistance à l’occupant romain. Déjà à l’époque. Et cette femme, prêtresse gauloise, Unelle, du peuple des Unelles de la Manche, a résisté à l’envahisseur avec Viridovix. Et à elle seule, c’est une légende. Et elle s’appelle Equinandra.
Johann Koullepis : « Et enfin, si la Manche était une devise ? »
Jean Morin : « Je ne connais pas de devise pour la Manche, en particulier. La Manche a un blason. Ce blason de la Manche, il est fait, pour se mettre en parallèle avec la terre et la mer, d’azur, donc de bleu, et de sang, donc de rouge. Et ces deux couleurs symbolisent finalement cette terre et cette mer qui la façonne. Et de par là même, on peut en arriver à une qualification. La Manche, elle est pure et authentique. Mais aussi, et c’est important, et surtout aujourd’hui, quand je vous en parle, elle est inspirante et créative.
Johann Koullepis : « M. Le président, nous arrivons au terme de cet entretien et l’heure est venue des traditionnels vœux. Qu’est-ce que vous souhaitez aux Manchoises et aux Manchois ? »
Jean Morin : « Les vœux que l’on prononce sont émis pour être autant que faire se peut réalisés. J’ai, au cours des deux dernières années, émis un certain nombre de vœux quant à la paix sur le monde et plus particulièrement un conflit qui n’est pas si loin de chez nous et appelé à finalement vivre en bonne intelligence, à bien vivre ensemble. Donc je renouvellerai cette année ce bien vivre ensemble dans un département où il fait bon vivre, un département serein, vous l’avez vu au travers de cet entretien, mais aussi une paix durable puisque nous ne pouvons pas continuer à vivre sans que les peuples s’entendent et apprennent à vivre en bonne intelligence. Donc ici, nous avons le vivre ensemble en Manche. Eh bien, je souhaite une bonne et heureuse année à toutes les Manchoises et tous les Manchois, que ce soit une année, bien entendu, de paix de sérénité, mais si d’être proactif dans l’évolution, le devenir de la Manche pour en faire encore, encore plus un département qui attire. Très bonne année à toutes et à tous. »
Johann Koullepis : « Merci M. Le président. Et très bonne année à vous également. »
La manche un territoire unique et ambitieux
Un lieu emblématique : la salle des sessions
Au cœur de la Maison du Département, la salle des sessions est bien plus qu’une pièce : c’est le symbole vivant de la démocratie manchoise. Comme le rappelle Jean Morin, « c’est ici que se déroule toute la démocratie locale départementale », en lien étroit avec les conseillers départementaux et les territoires. Véritable trait d’union entre élus et citoyens, ce lieu accueille les débats et décisions qui façonnent l’avenir de la Manche.

La Manche, un territoire unique et fier
Ce qui rend la Manche si singulière ? Sa diversité. Entre littoral préservé, marais qui se transforment au fil des saisons, bocage omniprésent et reliefs du Mortainais parfois enneigés, notre département offre une mosaïque de paysages qui suscite l’attachement et la fierté. Comme le souligne Jean Morin, « il y a une prise de conscience que la Manche est belle », et cette beauté, façonnée par l’eau et la nature, est au cœur de notre identité.
Des projets portés par l’énergie de la jeunesse
En 2025, l’enthousiasme et l’ambition du Département se sont incarnés dans la jeunesse Manchoise. Très impliqués au sein du Conseil Départemental des Jeunes, ces collégiens siègent et débattent « ici même », dans la salle des sessions, avec une maturité remarquable. Au-delà des seuls membres du CDJ, les jeunes manchois manifestent un dynamisme qui se reflète aussi dans leur attrait pour la culture, la musique et l’histoire locale. À travers des initiatives comme la distribution d’ouvrages historiques dans les collèges ou leur participation aux commémorations du 80ᵉ anniversaire, ces jeunes deviennent des passeurs de mémoire, transmettant à leurs familles la richesse du patrimoine manchois.

La force du collectif au service de la Manche
Lorsqu’on lui demande ce dont il est le plus fier, Jean Morin évoque avant tout le travail collectif. Siéger aux côtés des conseillers départementaux dans la salle des sessions est pour lui un privilège, mais aussi une responsabilité partagée. « Je suis un conseiller départemental moi-même », rappelle-t-il, soulignant l’importance de la coopération entre élus.
À cette dynamique s’ajoute l’engagement des 2 700 agents du Département, essentiels au quotidien pour faire avancer le Département. Leur implication et leur sens du service public sont, selon le président, une véritable force pour notre territoire.
Une priorité : protéger et accompagner l’enfance
Parmi les réalisations dont Jean Morin se dit le plus fier, figure une action essentielle : le travail mené autour de l’enfance. Priorité de son mandat, cette politique s’est concrétisée par une campagne de recrutement ambitieuse pour les assistants familiaux. Ces familles d’accueil, qui ont répondu présentes, offrent bien plus qu’un toit : elles apportent stabilité, chaleur et humanité à des enfants qui en ont besoin.
« L’objectif est atteint », souligne le président, heureux de voir ces engagements se traduire par des vies transformées et un avenir plus serein pour les plus jeunes.

« Et si la Manche était ? »
Pour clore l’entretien sur une note originale, Jean Morin s’est prêté au jeu des comparaisons. À travers ces réponses, il révèle une Manche à la fois authentique, créative et tournée vers l’avenir :
- Un plat : la Teurgoule, simple et savoureuse, à l’image d’un territoire authentique.
- Un film : Retour vers le futur, en écho au projet « Aval du futur » qui incarne la modernité et l’innovation dans la Manche.
- Un roman : le « Roman Vécu » d’Alain Jouffroy, parce que la Manche écrit chaque jour son histoire, entre traditions et avenir.
- Un personnage : Equinandra, héroïne légendaire du peuple des Unelles, incarnation de courage et de résistance.
- Une devise : Inspirée par son blason, bleu et rouge, qui symbolise la mer et la terre, la Manche se définit comme pure et authentique, mais aussi inspirante et créative.
Je souhaite une bonne et heureuse année à toutes les Manchoises et tous les Manchois, que ce soit une année, de paix et de sérénité, mais aussi d’être proactif dans l’évolution, le devenir de la Manche pour en faire encore plus un département qui attire. Très bonne année à toutes et à tous.