Nos territoires – Février 2026
Vous êtes un acteur public de la Manche, cette page est conçue pour vous. Elle vous propose un éclairage sur les projets et l’actualité du département, relayé tous les deux mois par la newsletter Nos Territoires.
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Une expertise rassurante pour les élus
Manche ingénierie, vous connaissez ? Cette expertise du Département peut être un véritable atout pour vos projets communaux. Michel de Beaucoudrey, conseiller départemental en charge de la politique contractuelle, de l’appui aux projets et aménagements, vous présente ce dispositif.

Comment résumeriez-vous Manche ingénierie ?
La philosophie de ce dispositif est simple : accompagner les collectivités manchoises dans leurs projets, en leur apportant notre expertise. Les élus locaux peuvent se sentir un peu perdus face à un projet.
Avec Manche Ingénierie, nos équipes apportent un renfort et orientent les communes. Nous proposons dans un premier temps d’étudier la faisabilité du projet. S’il est réalisable, nous pouvons accompagner dans une analyse technique et économique, puis cibler les subventions qui pourraient être sollicitées. Et toutes ces prestations sont gratuites. En complément, sur les domaines de la voirie et de l’eau, nous sommes aussi en mesure de proposer une assistance opérationnelle, facturée, qui couvre la maîtrise d’œuvre, la délégation de maîtrise d’ouvrage et l’assistance technique.
Dans quels domaines le Département peut-il aider les communes et leurs groupements ?
Le champ d’intervention est vaste, à l’image des projets portés par les collectivités. Les domaines font aussi écho aux compétences du Département, et notamment :
- l’aménagement du territoire : je pense notamment aux projets en lien avec l’habitat, aux projets culturels (salles, lecture publique, pratiques artistiques), ou encore à l’aménagement des cœurs de bourg.
- la transition écologique : c’est devenu un enjeu essentiel pour les territoires et les projets sont variés : aménagement durable des enclos paroissiaux et cimetières, déploiement des mobilités durables, création ou réhabilitation des systèmes d’assainissement collectif, préservation et valorisation de la biodiversité…
- les solidarités : il s’agit d’une compétence majeure du Département. Nous accompagnons par exemple le développement de logements inclusifs et intergénérationnels, ou encore la création de Maisons d’assistants maternels (MAM) ou de pôles de santé.
À quelle étape du projet conseillez-vous aux élus de solliciter l’équipe de Manche ingénierie ?
Le plus tôt est le mieux ! Si nous sommes sollicités dès les premières réflexions, cela permet de clarifier les besoins, de sécuriser la faisabilité technique et réglementaire, et d’optimiser le montage financier ainsi que le calendrier. C’est également plus rassurant pour les élus de pouvoir bénéficier de cette expertise dès les premiers pas. Mais nous savons nous adapter et faire preuve de souplesse pour apporter l’aide nécessaire, lorsqu’on nous le demande.
Manche Ingénierie est-il un dispositif qui agit seul ?
Non, absolument pas ! Manche Ingénierie est avant tout une force collective qui mobilise et coordonne des services experts du Département, et des acteurs de l’ingénierie territoriale. L’objectif : ajuster notre action aux besoins de chaque commune, en fonction de ses équipes et ses projets.
En parallèle, et en écho à la disparition du CAUE de la Manche, nous sommes en cours de recrutement de trois experts en architecture, urbanisme et paysagement. Ils viendront étoffer l’équipe de Manche ingénierie. Cela marque notre volonté de toujours mieux accompagner les collectivités.
D’autres dispositifs sont-ils également mobilisables au niveau du Département ?
Oui, et je pense tout particulièrement à la politique territoriale (FIR, CPS, CTM ou CPU), qui apporte un soutien financier pour certains projets. Donc très complémentaire de l’appui technique et méthodologique de Manche ingénierie, même si les deux dispositifs sont indépendants.
Contact
Bénédicte GUILLOTTE, cheffe de projet ingénierie territoriale
Adresse : Mission Ingénierie et Appui aux Territoires
Formulaire de contactTéléphone : +33 2 33 05 96 62
Un résultat à la hauteur des attentes
La médiathèque des Pieux a fait peau neuve, avec le soutien de Département. La maire Catherine Bihel et Véronique Bigot, bibliothécaire et responsable de l’établissement, nous font la visite.

En franchissant les portes de la médiathèque des Pieux, ou plutôt l’îlot Victor Hugo, c’est un sentiment de bien-être qui domine. Une belle luminosité, un grand espace accueillant, avec des coins lecture confortables. Bref, un endroit où l’on a envie de se poser pour lire quelques pages d’un bouquin, travailler, ou flâner et trouver la pépite tant recherchée.
Ces nouveaux aménagements sont le résultat de travaux récemment menés dans les locaux de cette médiathèque. « L’un des objectifs était de centraliser sur un même site la médiathèque et le centre multimédia, qui se trouvait dans un bâtiment en face », explique Catherine Bihel, maire des Pieux.
Au-delà de cette « fusion », une réflexion globale a été engagée pour améliorer les qualités thermiques du bâtiment, et offrir un espace adapté aux nouvelles attentes des usagers.
« Nous avons par exemple opté pour des modules avec des étagères plus basses. Cela permet de gagner en luminosité, en accessibilité, et d’avoir une vue plus dégagée sur les différents espaces », détaille Véronique Bigot, bibliothécaire et responsable de l’établissement. Les collections en lien avec la musique, auparavant à l’étage, ont rejoint les livres au rez-de-chaussée. « Cela permet de valoriser cette offre, avec notamment le service de prêt d’instruments proposé en lien avec la Bibliothèque départementale de la Manche. » À l’étage, le centre multimédia a trouvé sa place et touche maintenant un public plus large. « Les jeunes viennent plus facilement ici », constate Nicolas Le Bellier, animateur de ce centre multimédia.
« Ces travaux ont permis de redonner une nouvelle dynamique à la médiathèque. »
Pour repenser la médiathèque, « nous avons associé les agents concernés pour écouter leurs besoins », précise la maire. « 18 mois de préparation ont été nécessaires, avec des groupes de travail et des échanges réguliers avec l’architecte. » Ont suivi près d’un an et demi de travaux pour concrétiser toutes ces idées. « Et le résultat est fidèle à ce qu’on avait imaginé », se réjouit Véronique Bigot. Une circulation agréable entre les allées de la médiathèque, des fauteuils et des canapés colorés pour petits et grands, une salle au calme pour travailler, ou encore un espace dédié aux groupes d’enfants : tout a été pensé pour le bien-être des usagers.
Le budget global de cette réhabilitation s’élève à un peu plus d’un million d’euros. « Nous avons été aidés par le Département dans le cadre du Contrat de pôle de services (CPS) », apprécie Catherine Bihel. Une enveloppe de 337 418 € a été débloquée sur ce projet, à laquelle s’ajoute une bonification de 67 484 €, liée à l’exemplarité du projet en matière de transition écologique et inclusive.
Depuis mars 2025, date de son inauguration, le lieu ne désemplit pas. « Nous avons constaté une hausse de la fréquentation de 36 % », précise, chiffre à l’appui, Véronique Bigot. Un succès qui est notamment le fruit de cette belle rénovation, et de l’instauration de la gratuité des services proposés.








« Le patrimoine est une richesse pour une commune »

Restaurer une église ou tout autre édifice patrimonial peut vite devenir un casse-tête pour les élus locaux. Pour y voir plus clair, n’hésitez pas à faire appel aux services du Département.
Entretien avec…
Alain Talon, directeur du patrimoine et des musées, Élisabeth Marie et Brigitte Galbrun, chargées de mission patrimoine
Comment résumeriez-vous le rôle du Département en matière de patrimoine architectural, notamment pour les communes manchoises ?
Un élu local peut se sentir un peu perdu, voire désemparé devant ses obligations en matière de préservation du patrimoine architectural de sa commune. On pense en premier lieu à l’entretien et la pérennité d’une église, la situation la plus fréquente. Dans ce cas, le Département apporte du conseil et un accompagnement pour les aider à comprendre les enjeux, à y voir plus clair dans les instances, les règles juridiques et les aides possibles. Cette relation humaine est indispensable. Nous participons aussi au financement des travaux.
Un bilan de cette politique départementale sur la période 2015-2025 a été récemment présenté. Que peut-on en retenir ?
C’est un bilan positif. On peut par exemple citer les 571 opérations menées, concernant 225 églises. 51 d’entre-elles ont été entièrement restaurées. Ou encore les 210 œuvres d’art (statues, tableaux) restaurées. Nous sommes dans une dynamique d’amélioration du patrimoine, avec une mobilisation de plus en plus importante du mécénat et d’associations de sauvegarde, signe de l’intérêt des habitants. La préservation du patrimoine, c’est l’affaire de tous.
« Tout au long du projet, le Département apporte son expertise. »
Concrètement, comment se traduit l’accompagnement du Département ?
Notre action se fait sur le terrain, en allant à la rencontre des acteurs locaux concernés. Nous encourageons d’abord les élus à mener un diagnostic complet avec un architecte, pour avoir une feuille de route et une priorisation des travaux à mener. L’idéal est d’avoir une vision globale, en y intégrant l’enclos paroissial et le mobilier de l’église, car tout est lié. Tout au long du projet, qui peut se dérouler sur plusieurs années, le Département apporte son expertise, et peut mobiliser un réseau de connaisseurs locaux.
L’aide est aussi financière ?
Oui. Pour donner un ordre d’idée, entre 2015 et 2025, 11,5 millions d’euros ont été mobilisés dans le cadre de la politique départementale en faveur de la préservation du patrimoine, dont 8,7 millions d’euros pour les églises. Nos aides concernent les édifices inscrits et classés au titre des Monuments historiques, mais aussi les églises non protégées, en grande majorité la propriété des communes rurales.
Quelles évolutions sont en cours ?
Nous souhaitons simplifier les procédures pour qu’elles soient plus en phase avec la réalité des opérations de travaux, avec un meilleur phasage de ceux-ci. Nous allons aussi porter un effort tout particulier sur les églises de la Reconstruction, qui souffrent encore d’une image négative. Il s’agit pourtant de marqueurs forts de nos communes, et elles nécessitent des restaurations spécifiques. Enfin, nous prévoyons d’encourager la valorisation et l’ouverture du patrimoine restauré, avec un système de bonification sur nos subventions.
Quel message souhaitez-vous porter auprès des élus locaux ?
Le patrimoine architectural est une richesse pour une commune. Il peut être vecteur d’attractivité, de lien social, et participe au maintien des savoir-faire. Et pour préserver ce patrimoine, il est essentiel de bien l’entretenir. C’est cet entretien régulier qui permet aussi de limiter les restaurations d’envergure.