Le site des épaves de la Hougue a toujours été connu de manière approximative. En 1987, un plongeur normand, Christian Cardin, effectue des sondages qui en permettent la redécouverte.
ZoomDe 1991 à 1995, les épaves font l'objet de campagnes de fouilles placées sous la direction de Michel L'Hour et Elisabeth Veyrat. Au total, 120 archéologues seront intervenus pendant 433 jours de chantier sous-marin.
Les cinq vaisseaux échoués à Tatihou étaient parmi les plus grands de la Marine française de l'époque. L'étude de leur architecture permet de mieux connaître, à une époque où l'on construisait encore sans recours à des plans, la tradition des "maîtres de hache" du XVIIè siècle.
Plan de la rade de la Hougue avec les emplacements des vaisseaux brûlés. Laisné, 1693. Paris, Bibliothèque nationale, Cabinet des Estampes, Va 50H 132672.
ZoomTravail sur une épave de TatihouBien que fragmentaires, ce sont les seuls témoignages aujourd'hui conservés de la flotte de Colbert.
Les objets découverts sur les épaves de Tatihou (environ 500) sont les derniers témoins de l'existence des matelots et soldats embarqués à bord des vaisseaux.
Chaussures et objets personnels, écuelles et cuillères en bois ou fine vaisselle de verre et d'étain font référence à la vie quotidienne des hommes qui vivaient à bord.
Ces objets se répartissent en trois grandes catégories :
Ils sont conservés sous les cotes D 992-7.04.1 à 550. |
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