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Actus du Labo n°10, juin 2016

Deux stagiaires au labo de Tatihou !

Valentin Fagot, en filière culture marine, a pour mission de tester un nouvel aliment pour les jeunes seiches.

La seiche, Sepia officinalis, est un mollusque céphalopode vivant dans les eaux manchoises. Au cycle de vie court et à la croissance rapide, cette espèce se reproduit dès la deuxième année au printemps juste avant de mourir. La qualité gustative particulièrement appréciée fait de cette espèce l’une des ressources marines les plus exploitées et les plus lucratives de la mer Manche.

Étudiée depuis plusieurs dizaines d’années, la reproduction en captivité de la seiche se heurte au problème du nourrissage des jeunes seiches à l’éclosion qui n’acceptent que des proies vivantes et particulièrement des crustacés. En 2015, un essai réalisé à Taithou à partir d’une proie vivante facile et peu coûteuse à élever en laboratoire a permis d’élever quelques seiches de leur éclosion à aujourd’hui. Le travail de Valentin est de comparer la vitesse de croissance d’un lot de seiches nourries avec cet aliment expérimental et d’un lot de seiches nourries avec des crevettes marines.

Les œufs de seiches divisés en lots de 10, en attente de leur éclosionZoomLes œufs de seiches divisés en lots de 10, en attente de leur éclosion

Piège photo en placeZoomPiège photo en place

Image capturée un soirImage capturée un soir

Antoine Cornet, en science et technologie de l’agronomie et du vivant, est chargé d’effectuer un inventaire des petits mammifères terrestres présents sur l’île et d’en évaluer l’impact sur les habitats naturels.

L’île Tatihou, site Natura 2000, abrite 11 habitats naturels terrestres et marins. A seulement 900 mètres du continent et accessible à pieds quasi-secs à marée basse de fort coefficient, l’île est visitée ou habitée par plusieurs espèces terrestres l'ayant colonisé de manière naturelle.
L’inventaire de l’institut National du patrimoine naturel recense déjà 4 espèces de mammifères terrestres qui peuvent avoir un impact néfaste sur la flore et la faune originelles de l’île : le lapin, le ragondin, le rat et le renard.

Le travail d’Antoine est de mettre au point une technique de relevé de la présence des petits mammifères afin d’en dresser un inventaire complet et d’estimer leur population et leur impact sur les autres espèces. Relevé quotidien d’empreintes, pièges à traces, pièges photographiques sont parmi les techniques sans capture employées lors de cette étude.