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Chauffer dans la noirceur, un festival éco-responsable

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Chauffer dans la noirceur : affiche 2008 - crédit : organisation festival chauffer dans la noirceurChauffer dans la noirceur : affiche 2008

Pourquoi parler de développement durable dans un festival ?

Dès son origine le festival a pris un accent très fortement citoyen, il est basé sur deux axes qui sont restés inchangés depuis plus de 15 ans : la musique et son village associatif.
Village qui donne de la voix à toutes sortes de problèmes sociétaux, courant qui s'est vu renommé médiatiquement « développement durable ». La différence c'est que cette année les institutions publiques ont permis de faire aboutir concrètement le projet qui restait auparavant axé sur la sensibilisation.


Depuis combien de temps les organisateurs de Chauffer dans la Noirceur se sont-ils intéressés à ces actions ?

Depuis la création du festival.
Il y a des années que les 7 vents du cotentin, l'Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Aide aux Citoyens (ATTAC), la Confédération paysanne, Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) ou l’association de Coordination des Actions et Acteurs de Préventions sida (CAAP sida) sont présents activement sur le festival. 

Etait-ce une demande des festivaliers ou plutôt une volonté des organisateurs et bénévoles ?

Il s'agit clairement d'une volonté des organisateurs.


Quelles sont les actions entreprises cette année ?

 
Parmi les autres opérations engagées cette année on peut citer :
- la présence sur le village associatif de l’ARDES, la FASTI, le CPIE du cotentin, ATTAC ou encore CAAP sida,
- la mise à disposition d’éco-box pour les mégots de cigarette mais aussi
- l’impression sur papier recyclé et encre végétales pour tous les supports de communication.

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Des gobelets consignés comme autant de déchets évités - Photo : V. Guibout- CG50Des gobelets consignés comme autant de déchets évités - Photo : V. Guibout- CG50

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Les toilettes sèches animées par « les copeaux d’abord » - Photo : V. Guibout- CG50Les toilettes sèches animées par « les copeaux d’abord » - Photo : V. Guibout- CG50

Pourquoi avoir choisi de faire appel à des associations comme les « Copeaux d’abords » ou « les Connexions Associatives », pour animer l’ensemble des actions ? 
 
Nous avons fait appel aux « Copeaux d'abord » pour les toilettes sèches pour deux raisons. La première étant que nous connaissions, pour les avoir déjà vu à l’œuvre, leur savoir faire basé sur des supports de qualité et surtout très communicants ce qui est très important en matière de développement durable afin de sensibiliser le public.

La deuxième raison est que dans leur démarche il y avait également l'idée d'une transmission de savoir afin que l'on devienne autonome à terme. Nous avons déjà réalisé deux toilettes cette année et avons découvert tous les soucis organisationnels que représentent ces toilettes.
 

Pour ce qui concerne la collaboration avec « les connexions associatives », il s'agit de la grande particularité de nos actions qui va au-delà d’une simple communication sur le tri des déchets.
Les « connexions  Associatives» nous ont permis de réaliser un tri complet. Ce qui n'est pas du tout évident, puisque peu de structure propose une gestion complète des déchets produit sur un festival.
On s'est rendu compte que, ce qui faisait la différence, c'est bien sûr leur organisation avec leur connaissance et leur matériel. Et que la plus grande contrainte était de se mettre en relation ensuite avec les centres de tri locaux qui sont censé favoriser ce ramassage, c'est un processus très compliqué ce qui peut paraître étonnant c'est qu'il est très difficile d'obtenir des contenaires pour faire le tri.


Le coût de ces opérations est souvent mis en avant comme une difficulté, pour les organisateurs, pour lancer des éco-actions, qu’en pensez-vous ? Avez-vous rencontré d’autres difficultés ?

Les difficultés concernent deux points, les relations avec les structures qui collectent les déchets. Et bien sûr l'aspect financier, pour obtenir une qualité de ramassage / tri professionnel. Les « Connexions associatives »  nous ont sollicité à hauteur de près de 5 000 €. Les résultats sont fulgurants, mais sans soutien institutionnel nous ne pouvons pas y parvenir.

En matière de culture la notion développement durable qui transpire dans notre programmation avec notamment la mise en avant de musiciens locaux, en voie de professionnalisation, ce qui représente déjà une gageure, car il s'agit d'un risque commercial que nous prenons.

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Un grand débat sur l’eau animé par le CPIE du CotentinUn grand débat sur l’eau animé par le CPIE du Cotentin

Le tri et la gestion des déchets effectués par « les connexions associatives » - Photo : les connexions associativesLe tri et la gestion des déchets effectués par « les connexions associatives » - Photo : les connexions associatives

Quels sont les autres partenaires qui ont pu vous accompagner dans cette démarche spécifique d’éco-festival ?

L'ADEME, l'Agence de l'Eau Seine Normandie et la région Basse-Normandie
 
Quels sont les premiers résultats des ces actions ?


Tous les résultats sont extrêmement positifs, à tel point que les structures professionnelles comme la Sphère (prestataire chargé de la gestion des déchets sur la communauté de communes de Montmartin-sur-Mer), qui vient chercher les déchets, sont très étonnés. Cette année il s'agit vraiment du gros point positif du festival.

En matière de développement durable seul notre projet d'éolienne n'a pas abouti faute de temps pour le mettre en place.
 
Comment sont perçues ces animations par le public ?

Les répercussions sont immédiates, les toilettes sèches ont enchanté le public. Ensuite le mégot -pack, les gobelets consignés et la bonne gestion des poubelles avec de la communication sur le site ont permis  de transformer nos festivaliers en citoyen responsable, le site est resté propre pendant l'intégralité du festival !

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Après le festival, une opération de collecte raisonnée des déchets du littoral - Photo : Astre EnvironnementAprès le festival, une opération de collecte raisonnée des déchets du littoral - Photo : Astre Environnement

visuel eco-festival de la Manche - conception : cap skirring

Une démarche concertée vers des éco-festivals


Le Conseil général
soutient ou organise de nombreuses manifestations culturelles et artistiques qui font du département de la Manche, un espace foisonnant de créativité culturelle. Conscient des enjeux environnementaux et  afin de mieux maitriser les impacts de ces manifestations, le Conseil général et les principaux organisateurs de festivals du département ont souhaité réfléchir au concept d’éco-manifestation. L’ensemble des acteurs se sont ainsi réunis pour échanger et travailler sur la mise en place d’actions concrètes.
 
Mise en place de toilettes sèches,
sensibilisation aux transports doux,
gestion des déchets,
sensibilisation et prévention aux risques sanitaires
sont autant d’opérations que vous avez pu voir sur l’ensemble de ces manifestations.

Cette expérience s'inscrit dans le cadre de la Charte de développement durable de la Manche, Planète Manche, Défi habitudes éco-responsables et consommation : en savoir plus