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Protéger l'eau de la Sienne

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La Sienne - Photo : SIAESLa Sienne - Photo : SIAES


Pourquoi avoir engagé un tel programme de restauration ? 

La qualité de l’eau en dépend directement. Il faut savoir que 70% de l’eau potable consommée dans ce secteur géographique provient des cours d’eau du bassin versant de la Sienne, d’où la nécessité de préserver une bonne qualité de la ressource.

Les activités conchylicoles (huîtres et moules) sont aussi très dépendantes de la qualité de l’eau qui se déverse dans la mer.

De plus, une rivière bien entretenue maintient toutes ses fonctions écologiques, préserve ses espèces et ses habitats, en résumé, conserve sa diversité biologique et celle de ses berges.

Quelles espèces retrouve-t-on dans la Sienne ? 
 
On a toujours vu du saumon dans la Sienne. Les anciennes pêcheries du Pont de la Roque, sur l’estuaire de la Sienne, en témoignent. Mais il y a aussi la truite Fario, des moules perlières d’eau douce (espèce menacée à l’échelle européenne) dans un affluent de la Sienne, l’Airou, et d’autres espèces encore comme l’anguille, les lamproies, le chabot, l’écrevisse à pattes blanches

L’Airou, unique rivière classée réserve à saumon de France,est d’ailleurs inscrite comme site Natura 2000. Un technicien spécialisé arrive au Syndicat en mars pour nous aider à travailler sur cette rivière et ses affluents.

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Moule perlière d'eau douce - Photo : O. HesnardMoule perlière d'eau douce - Photo : O. Hesnard

Ecrevisse à pattes blanches - Photo : BidelEcrevisse à pattes blanches - Photo : Bidel

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Passerelle de franchissement pour bovin

Pompe de prairie - photo SIAES

Comment s’opèrent les travaux ?
 
Ils sont menés par tranche, de l’amont vers l’aval et sur 6 années. En ce moment nous travaillons sur Percy-Hambye et nous préparons Hambye-Gavray. Nous menons systématiquement une concertation avec tous les riverains de janvier à mai avant mise en œuvre à l’automne. Ce qui nous permet de signer entre temps des conventions, parce qu’aucune intervention ne peut se faire sans leur accord.

Le Syndicat a décidé avec ses partenaires (Agence de l’Eau et Conseil Régional de Basse-Normandie) de financer 100% des travaux ce qui n’est pas toujours le cas sur d’autres bassins versants et qui facilite largement les choses. En contrepartie, le riverain s’engage à entretenir tout ce qui est réalisé et à ne pas retailler la végétation sur les berges, sauf nécessité absolue.
 
En quoi consistent-ils ?
 
Les travaux ont un double objectif.

D’une part, remédier à l’absence d’entretien de la végétation des berges  (recépage, éclaircissement de la végétation, extraction des embâcles perturbateurs, abattage d’arbres morts ou menaçant de tomber, débroussaillage partiel, lutte contre les espèces invasives et inappropriées, plantation, lutte contre l’érosion).

D’autre part, limiter la divagation du bétail dans les cours d’eau. Sur la totalité du bassin versant de la Sienne, on compte 80.000 têtes de bovins, ce qui implique que beaucoup des conventions sont passées avec des propriétaires et exploitants agricoles. Le gros du travail consiste à aménager des clôtures et des abreuvoirs pour empêcher les animaux de souiller l’eau et pour éviter les piétinements des berges et du fond du lit de la rivière qui détruisent les frayères à poissons.

En 2006/2007, cela représente 50 km de clôtures et plus de 160 systèmes d’abreuvements.

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Le Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement de la Sienne (SIAES) s’est donné les moyens d’intervenir sur tout le bassin versant de la Sienne en regroupant 13 collectivités dont 8 communauté de communes et 5 communes indépendantes soit 58 communes au total. Ce bassin versant se compose de 80 km de rivière pour la Sienne (avec 400 km d’affluents) et de 80 km pour le sous-bassin de l’Airou. Après diagnostic en 2003, le programme a commencé en 2006 ; il s’étale sur 6 ans de l’amont à l’aval. 
 
Aujourd’hui, les travaux sont subventionnés pour 60% par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie et pour 20% par le Conseil régional de Basse-Normandie, les 20% restant étant à la charge des collectivités adhérentes. Le fonctionnement de la cellule technique est également subventionné à hauteur de 50% par l’Agence de l’Eau et 30% par le Conseil régional.
Le conseil départemental de la Manche a aidé financièrement la mise en place de la cellule technique. Au terme du programme de restauration de la Sienne, un programme d’entretien doit être mise en place, le conseil départemental y participera à hauteur de 20%.
Le site Natura 2000 devrait également mobiliser des fonds européens FEDER dès 2008 tant pour le fonctionnement que pour la réalisation des travaux.

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La CATER de Basse Normandie (Cellule d’Animation Technique pour l’Eau et les Rivières) a joué dès la départ un rôle d’animation et de conseil pour inscrire les projets du Syndicat dans la perspective d’atteinte ou de maintien du bon état écologique des cours d’eau imposé par la directive européenne sur l’eau Care.

A l’origine des programmes et des recrutements qui dotent aujourd’hui le Syndicat de réelles compétences techniques, la CATER vient toujours en appui pour coordonner les travaux, les harmoniser avec d’autres programmes régionaux ou pour guider vers la prise en compte de nouvelles problématiques telles que le rétablissement de la continuité écologique (problème des barrages), l’hydro-morphologie des cours d’eau ou encore le ruissellement et l’érosion.

La CATER de Basse Normandie se tient à la disposition des collectivités et des maîtres d’ouvrages pour les projets cours d’eau : http://cater.free.fr

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Le territoire de compétence du SIAESZoomLe territoire de compétence du SIAES

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Elagage

Une association spécialisée, ESPACE Basse-Normandie, réalise les travaux de cette campagne sous la direction technique du SIAES.

Élagage par strates de végétation, aménagement de clôtures ou d’abreuvoirs… elle doit connaître toute la gamme d’intervention pour conserver la berge « bien vivante ».

Parfois, il est nécessaire d’intervenir très vite comme ici pour abattre un peuplier mûr de 40 mètres qui menaçe de s’effondrer en arrachant la berge de la Gièze.

Cette expérience s'inscrit dans le cadre de la Charte de développement durable de la Manche, Planète Manche, Défi biodiversité et ressources en eau : en savoir plus