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La collection de Bergames

Activités pré-industrielles

Présentation de la collection

Sept tapisseries de laine, dites Bergames, sont conservées à l‘abbaye de Hambye dans les collections départementales à la suite de la donation faite par Madame Beck au conseil général de la Manche.


Les tapisseries du type de celles qui sont conservées à Hambye sont devenues aujourd’hui extrêmement rares. L’ensemble le plus important est de façon incontestable celui conservé aujourd’hui par l’abbaye d’Hambye. Il a été rassemblé dans les années 1950-1960 par Madame Beck et son mari ; propriétaires des bâtiments conventuels de l’abbaye de Hambye, et acquis, pièce à pièce, autour de Hambye, Gavray et Coutances.

Ces tapisseries, inscrites à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, sont composées de sept pièces qui  forment  une suite disparate et dont les dimensions vont de 3 m par 1,06 m à 1,30 par 0,98 m. La dimension inhabituelle de certaines pièces (2,22 par 2,13 m) s’explique par le fait qu’elles sont  constituées de deux lais cousus.

Elles sont composées dans le sens vertical de deux parties : une partie inférieure avec plusieurs bandes géométriques, une partie supérieure avec un décor végétal et animal  et une partie supérieure avec des bandes à motifs géométriques (rectangles et losanges) interrompues par une frise de laine bleue sur laquelle le nom du fabricant est tissé une fois à l’endroit une autre fois en miroir.

Ces tapisseries communes sont principalement faites d’une trame de lin et de chanvre et d’une chaîne de laine qui dissimule complètement la trame. Quelle laine était utilisée ? Sans doute des laines de France, celles de Basse-Normandie étaient réputées pour leur qualité.

Après 1740, il semble qu’on ne fabrique plus de Bergames à Elbeuf mais il n’est pas impossible que la fabrication se soit maintenue dans quelques ateliers normands.

Dès le premier tiers du XVIIIe siècle, les Bergames sont concurrencées par de nouveaux produits comme les siamoises rayées, flammées ou chinées; ou par les indiennes puis par les papiers peints, charmans,& beaucoup moins coûteux.

 

 

(D’après les recherches de Louis-Michel Gohel, Conservateur des musées, 2009)

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