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Définitions

Le trait de côte

Frontière entre l'espace terrestre et le domaine marin. Il est matérialisé, en général, par l'extension maximale du couvert végétal dense. Cette limite correspond au sommet des micro-falaises de dunes quand celles-ci sont en érosion, ou au pied des dunes côtières quand le trait de côte est stable ou progresse vers la mer. La position du trait de côte peut être déduite, entre autres, de photographies aériennes verticales disponibles auprès de l'IGN (contraste des teintes entre la dune végétalisée et la plage).

L'érosion

Elle est principalement le résultat de l’attaque du littoral par l’action de la mer. Ce phénomène entraîne une destruction des terres. Les vitesses d’érosion sur les côtes de la Manche sont parfois élevées, dépassant 5 mètres par an. L’érosion est due aux tempêtes et localement aux interventions de l’homme sur le littoral dont les actions intensifient parfois les phénomènes naturels.

La submersion

C'est l’invasion de la frange côtière continentale par les eaux marines. Ce phénomène a plusieurs causes possibles : le sous dimensionnement et le non entretien des digues, ou la rupture des cordons dunaires.

Le taux moyen annuel d'érosion

A partir d'observations successives du trait de côte, on peut aisément calculer le taux moyen d'érosion. Par exemple, si un trait de côte s'est déplacé de 1 m entre 1950 et 1970, puis de 2 m entre 1970 et 2000, on peut dire qu'en moyenne il s'est déplacé de 60 cm par an (même si l'on sait qu'en réalité il s'est déplacé de manière moins régulière). Ainsi, sur la période historique couverte par les photographies aériennes, on peut estimer le taux moyen annuel d'érosion si la côte est en recul, ou le taux moyen annuel d'accrétion si la côte progresse. Un taux nul signale que la côte étudiée est stable à long terme. Des observations nouvelles et plus fréquentes permettent d'affiner cette estimation.

Côte de pleine mer de période de retour centennale

Cette donnée altimétrique, établie en cote marine référencée par rapport au niveau des plus basses mers, et convertie en cote NGF IGN, est définie sur la base des documents du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine. Elle conjugue l'influence théorique de la marée, avec ses niveaux altimétriques exceptionnels, et les effets de surélévation du plan d'eau liés à de basses pressions atmosphériques et à des vents de mer. L'effet des vagues, induisant une surélévation supplémentaire à la côte, n'est pas pris en compte. Ce niveau peut être atteint statistiquement au moins une fois, à n'importe quel moment, au cours des 100 prochaines années. Il n'est pas tenu compte d'une accélération de l'élévation du niveau moyen de la mer.

Zone d'érosion

C'est l'espace côtier susceptible d'être détruit par l'action des tempêtes au cours d'une durée de 100 ans (période choisie par convention, et correspondant à peu près à la durée de vie d'une habitation). Sa largeur correspond au taux moyen annuel d'érosion, observé durant une période passée la plus longue possible, multiplié par 100. Cela s'appuie sur l'approximation que le recul futur du trait de côte se perpétuera au même rythme que celui observé dans le passé, c'est-à-dire que les causes à l'origine de cette évolution future sont considérées comme identiques à celles du passé. Bien sûr, l'impact d'un futur aménagement côtier influant sur les transports sédimentaires et la position du trait de côte ne peut pas être pris en compte par le biais de cette approche. La mise en oeuvre de mesures préventives (maîtrise de la fréquentation, reconstitution ou renforcement des défenses naturelles) et l'implantation d'ouvrages de protection du littoral correctement définis, réalisés et entretenus, peuvent modifier à des degrés divers les conséquences potentielles de l'érosion par les eaux marines.

Zone de submersion

C'est l'espace terrestre qui est en dessous du niveau maximal de la mer. Plus précisément, c'est la surface continentale, en bordure de côte, qui présente des altitudes inférieures à la cote des pleines mers de période de retour centennale. Elle est donc sous le niveau des plus hautes mers observables sur la zone étudiée. La hauteur d'eau maximale potentielle sera fonction de la topographie de la zone côtière. La délimitation de cette surface ne tient pas compte des phénomènes à l'origine de la submersion, ni des écoulements permettant son remplissage. La mise en oeuvre de mesures préventives (maîtrise de la fréquentation, reconstitution ou renforcement des défenses naturelles) et l'implantation d'ouvrages de protection du littoral correctement définis, réalisés et entretenus, peuvent modifier à des degrés divers les conséquences potentielles de la submersion par les eaux marines.

Houle

La houle est engendrée par l’action des vents sur la mer. Elle se propage vers la côte en se modifiant à l'approche des plages, elle déferle à cause de la faible hauteur d'eau.

Marée

La marée est un mouvement oscillatoire du niveau de la mer induit par l’attraction combinée du Soleil et de la Lune. Ces oscillations engendrent une montée (flot ou flux) et une descente (jusant ou reflux) périodiques des eaux marines.

Transport sédimentaire

Le transport sédimentaire correspond à la mise en mouvement de particules de toutes tailles (galets, sables, vases) sous l’action de courants. Les principaux agents de cette dynamique sont les courants de houles et de marées. Le transport des sédiments se fait en suspension dans les eaux marines ou sur le fond (charriage) en fonction de la taille des particules et de la vitesse des courants.