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Bilan global

Les études menées sur le terrain ont permis de mieux appréhender les risques d’érosion et de submersion pour y remédier de la façon la plus efficace possible.
Le choix du type d’aménagement et son dimensionnement sont directement liés à la connaissance du terrain, à savoir :

  • l’intensité du recul de la côte et de l’abaissement des plages
  • le sens des transports sédimentaires résiduels et leur intensité sur les haute et moyenne plages
  • les facteurs de cette dynamique (vagues, divagation de chenaux dans l’embouchure des havres, actions anthropiques,…)

En effet, le dimensionnement d’un aménagement en fonction des conditions hydro-sédimentaires permet de réduire au maximum les impacts négatifs éventuels.
Outre les données de terrain, les interventions suggérées intègrent les résultats de l’étude économique. Ceci passe nécessairement par la prise en compte des enjeux dans la zone d’aléa (érosion et/ou submersion) et par une analyse d’opportunité des investissements en matière d’aménagements de protection.
Finalement, parallèlement à la mise en place de mesures structurelles, d’autres interventions sont également à envisager afin :

  • d’interdire les extractions de sables non contrôlées ;
  • de sauvegarder le stock sédimentaire fossile ;
  • de renforcer les défenses naturelles : effet tampon de la plage et de la dune par rapport à l’urbanisation côtière.

Cette étude globale a donc permis de souligner la vulnérabilité de certains secteurs des côtes de la Manche et de proposer des solutions d’aménagements adaptées à ces problèmes.
Par ailleurs, elle a mis en évidence l’intérêt d’un suivi régulier du littoral afin, notamment, de prévoir l'évolution du trait de côte et des stocks sédimentaires. Ce suivi a débuté en 1991 sur les côtes de la Manche, permettant ainsi d’ajuster la politique de défense contre la mer à des conditions hydrosédimentaires qui peuvent varier dans le temps.

Un exemple

Réville, station SNE22

suivi sur la station de Réville