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Les ressources et patrimoines de la Manche

L'eau, les milieux aquatiques et marins

Un littoral omniprésent qui façonne des milieux emblématiques, en partie protégés :

  • 355 kms de côtes, avec falaises, caps rocheux, grandes plages et dunes côtières, dont certaines urbanisées…
  • Des espèces faunistiques comme les Pétrels Fulmars des falaises du Bessin ou les Phoques Veaux marins…
  • Trois APPB littoraux (Falaises de Jobourg et cordons dunaires à Chou marin) et un Parc marin à l’étude

Un vaste réseau hydrographique à préserver :

  • Plus de 2/3 des 8000 kms de petites rivières côtières présentent des teneurs excessives en azote et/ou en nitrates
  • 10% de la surface départementale occupée par des zones humides (contre 4% de la superficie française)
  • Des réserves souterraines très localisées (centre-est du Cotentin)

De nombreuses pressions sur la ressource en eau :

  • Des pollutions diffuses largement imputables à l’agriculture (apports d’azote et de nitrate dans le Sud Manche)
  • Des prélèvements principalement destinés aux usages domestiques et à l’industrie

Les patrimoines paysagers et culturels

Des monuments historiques remarquables :

  • La Baie du Mont Saint Michel, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO (1/ 37 sites français)
  • Un patrimoine historique et culturel lié au domaine maritime ou agricole, à la proto-industrie, aux arts, à l’architecture militaire, au patrimoine religieux, aux paysages…

Des paysages variés, entre terre et mer :

  • Le bocage, témoin de l’activité agricole passée et support d’aménagements
  • Les champs ouverts liés à la culture légumière
  • Les marais et leurs paysages d’eau
  • Les paysages liés à la mer
  • Quelques paysages périurbains (autour de Cherbourg, Saint-Lô…)
  • De plus rares espaces en friches ou boisés

Des patrimoines naturels terrestres

Les marais et le bocage, des milieux identitaires, supports de biodiversité :

  • Des haies bocagères et des prairies qui viennent border les marais du Cotentin…
  • …habitats d’espèces endémiques: oiseaux migrateurs (cigognes blanches) ou nicheurs (râles de genêts)

Une richesse naturelle déjà largement inventoriée…

  • 142 ZNIEFF sur 133 299 ha, dont 76 ZNIEFF de type 1 et 66 ZNIEFF de type 2

… et majoritairement intégrée dans des zones de gestion contractuelle

  • Sites Natura 2000: 15 SIC et 6 ZPS, sur 64 625 ha (hors Domaine Public Maritime), dont 34 337 ha au titre de la directive Habitats, et 30 288 au titre de la directive Oiseaux.
  • Deux zones RAMSAR: en Baie du Mont St Michel et dans le Marais du Cotentin et du Bessin, Baie des Veys.
  • Deux PNR (PNR des Marais du Cotentin et du Bessin, PNR Normandie-Maine )
  • Quatre réserves naturelles, 21 sites classés et des ENS

Pré-diagnostic

Points forts


  • Une grande diversité de milieux naturels (falaises, baies, dunes, havres, marais,…)
  • Le caractère préservé et authentique des milieux naturels
  • Une bonne structuration en réseau des acteurs de la protection (PNR, associations, Conservatoire des ENS, Conservatoire du littoral, etc.)


  • Un vaste réseau hydrographique supérieur (nombreuses ressources en eau)
  • Existence d’un château d’eau dans le Nord Cotentin (nappe souterraine de l’isthme du Cotentin)
  • Des eaux de baignades globalement de bonne qualité


  • Un patrimoine culturel et paysager d’exception
  • Des composantes paysagères identitaires (comme le bocage)
  • Des outils de protection paysagère

Points faibles


  • Un fort impact de l’homme sur les milieux naturels : fragmentation du territoire par l’urbanisation et les infrastructures; pollutions des sols et de la ressource en eau (activités agricoles et industrielles) ; conséquences de la fréquentation touristique sur des milieux naturels fragiles,…
  • Une méconnaissance de la biodiversité ordinaire
  • Une urbanisation parfois mal maîtrisée (communes sans documents d’urbanisme, sous densité urbaine avec un large phénomène de périurbanisation)


  • Des eaux de moins bonne qualité dans le sud (pollutions liées à l’agriculture)
  • Des problèmes ponctuels de dégradation des eaux littorales (menace pour l’activité conchylicole)
  • Une réserve d’eau souterraine, dont l’exploitation reste limitée
  • Un manque d’organisation du prélèvement de la ressource en eau pour l’AEP


  • Une méconnaissance du patrimoine culturel et paysager ordinaire
  • Un déficit d’image du patrimoine de la Manche, en dehors des grands sites emblématiques

Tendances


  • Une périurbanisation croissante (artificialisation des sols, spéculation foncière...)
  • Une intensification des pratiques agricoles au détriment des bocages, haies, prairies et de l'eau
  • Ou une déprise agricole qui ferme les paysages et fragilise les équilibres naturels (prairies nécessaires à la survie d'espèces endémiques)
  • Des démarches de protection croissantes (notamment sur le littoral)
  • Des conflits d'usages potentiellement accrus entre agriculteurs, acteurs de la protection de la nature et usagers de l'espace (sur le littoral...)
  • Un impact croissant du réchauffement climatique (élévation de la température en mer impactant la biodiversité et les cultures marines...)

Enjeux


  • Maîtrise des pressions liées à l'occupation de l'homme sur les milieux naturels, les ressources en eau et les paysages de la Manche (artificialisation, déprise, pollution,...)
  • Anticipation pour une exploitation maîtrisée de la ressource en eau, la production et la distribution de l'AEP (exploitation de la nappe dee l'isthme du Cotentin et organisation des acteurs du prélèvement,...)
  • Amélioration de la connaissance des richesses manchoises issues de la biodiversité et du patrimoine dits "ordinaires"
  • Construction d'une image de marque manchoise liée à son patrimoine culturel et paysager