En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites. En savoir plus

Ok

Youtube : la chaine TV Manche

Flickr : albums des grands évènements

Youtube : la chaine TV Manche

Flickr : albums des grands évènements

Voir tous les zooms

SIMON FRÈRES - UN SAVOIR-FAIRE MONDIALEMENT RÉPUTÉ

02/05/2017

L’une des plus anciennes entreprises manchoises, la seule en France à construire des lignes de fabrication de beurre, Simon Frères appartient à notre patrimoine. Rencontre avec Daniel Schmit, son directeur général.

 

 

Comment avez-vous conquis le monde ?

 

Simon s’est orienté vers l’export il y a très longtemps. À la fin du XIXe siècle, nos brochures commerciales étaient déjà bilingues. Je crois que c’est très rare. Les nombreux prix liés à l’exportation obtenus au cours du XXe l’ont démontré. Le beurre était conçu avec des barattes en bois jusqu’à la fin des années 50, où il y a eu une rupture technologique et l’arrivée de l’inox. On a développé un prototype pour baratter en continu, que Roger Simon, de la quatrième génération, a vendu dans le monde entier, d’où notre réputation internationale.

 

Que représente l’export dans votre activité ?


Aujourd’hui, entre 50 et 65 % de notre chiffre d’affaires. Notre premier marché est l’Inde, le plus grand producteur de lait et de beurre au monde. La totalité de leur marque phare est fabriquée sur nos machines. Ensuite, viennent les États- Unis, l’Europe, la Russie, l’Amérique du Sud… Cette année, on a vendu une ligne complète au Mexique. Nos process s’adaptent à nos clients, en fonction du type de beurre qu’ils veulent produire. On peut les aider à développer leurs produits et améliorer leur rendement.

 

Quel est le secret de votre longévité ?

 

Un savoir-faire historique sur la matière et les procédés de nos clients. Dès le XIXe, Simon avait une excellente approche marketing, avec un service qui allait bien au-delà de la machine, en apprenant à nos clients comment l’utiliser et fabri­quer du bon beurre. Nous assurons aussi toute la maintenance et formons ceux qui sont les plus éloignés à la réaliser eux-mêmes. Nos lignes en continu vendues en nombre dans les années 70 arrivent en fin de vie, ce qui explique partiellement notre forte activité actuelle.

 

Que pensez-vous de la démarche d’attractivité de la Manche ?

 

Elle a tout son sens ! On a besoin d’un ter­ritoire attractif pour les personnes qu’on veut recruter sur des postes spécifiques, dont les profils n’existent pas localement. Si on arrive à donner une autre image que celle de grisaille, de ruralité, on peut espérer attirer des compétences, c’est essentiel. On a beau avoir tout ce savoir-faire, toutes ces forces, si on ne peut pas recruter, on est coincés. La méconnais­sance de ce département est énorme. Il faut le montrer comme les gens n’ont pas l’habitude de le voir ou même l’imaginer.

 

Comment y contribuez-vous ?

 

Quand j’emmène des clients français voir des points d’intérêt, comme le Nez de Jobourg, ils ont un choc positif, découvrent ce qu’ils ne soupçonnaient pas et m’en remercient. Les étrangers ont moins d’à priori, les Japonais regardent le Mont- Saint-Michel avec des yeux d’enfants… Originaire du Calvados, j’ai découvert dans la Manche des gens accueillants, un terri­toire agréable, des paysages magnifiques. Notre responsable administrative, qui a quitté l’est de la France pour venir s’ins­taller ici, est enchantée de son choix. Elle fait régulièrement visiter le département à ses proches et c’est à chaque fois une nouvelle découverte !

 

Source : Manche mag'  n°56

card.photo1.description




Conseil départemental de la Manche - 50050 Saint-Lô cedex - 02 33 055 550