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Règlement qui doit être observé avec ordre dans l’école des filles d’Auvers tant par la Maitresse que par les écolières (Auvers, 1776)

Règlement qui doit être observé avec ordre dans l’école des filles d’Auvers tant par la Maitresse que par les écolières (Auvers, 1776)

 Au XVIIIe siècle, les petites écoles ont une existence aléatoire, souvent éphémère, selon la bonne volonté des communautés d’habitants et des donateurs. Des écoles de charité, gratuites, sont comme celle d’Auvers fondées par des bienfaiteurs qui s’ingèrent dans le recrutement des enseignants et le fonctionnement scolaire. Une école de filles avait été fondée à Auvers (bailliage secondaire de Carentan, canton actuel de Carentan-Sainte-Mère-Église) en juin 1741 par Jules-Joseph de Sainte-Marie, chevalier, seigneur et patron d’Auvers, qui pour ce faire donna deux vergées et trois cents livres de rente. Il fit également construire une « maison convenable avec cour et jardin pour y loger deux filles » ; deux filles de la Charité appelées soeurs grises. En 1765, l’archidiacre note que l’école des filles « se tient fort mal. On nous en a rendu des témoignages peu satisfaisants. Nous ordonnons à la dite maîtresse d’y apporter plus de zèle et plus d’exactitude ; sans quoi, si dans notre prochaine visite nous ne voyons pas qu’elle se soit corrigée, nous serons obligé de la destituer » [voir Éclairages]. C’est dans ce contexte que le règlement est édicté et communiqué à la maîtresse pour « être observé avec ordre. »

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